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Registrado en el Tribunal de Milán, n° 197 de 25/06/2015

  • FRANCK KESSIÉ ET YOPOUGON (LA CONSCIENCE D’ÊTRE GRANDS)

    On dit quoi?

    C’est la phrase distinctive de chaque début de discours par un Ivoirien. C’est souvent accompagnée par un sourire.
    On dit quoi de la Côte d’Ivoire, qui est lentement en train de recommencer son chemin, après années de guerre civile, crise économique et politique?
    Ce n’est pas, peut-être que ce ne sera plus, un Pays qui sous la direction du père de la patrie Houphouët-Boigny a vécu avec beaucoup de certitudes la période post-coloniale, malgré près de ses frontières, en Sierra Leone et Liberia, il y avaient des guerres sanguinaires qui ont tourmenté plusieurs de générations de garçons, en montrant le côté obscur d’un continent extraordinaire.
    Un père de la patrie aimé mais plus souvent craint, et qui n’était toujours d’accord avec les intellectuelles les plus importants, par exemple Ahmadou Kourouma, un géant de la littérature africaine (lisez, si vous ne l’aviez pas encore fait, «Les Soleils des Indépendances«) forcé au bannissement.

    On dit quoi?

    On raconte d’un Pays tombé amoureux du football, qui a gagné sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations en 2015, en célébrant sa meilleur génération de tous les temps du football africain, conduite per Yaya Touré, un des plus grands joueurs des 20 dernières années et ça fait rien si les juges du Ballon d’Or et trop d’analystes l’ont injustement ignoré.
    Une génération, celle Ivoirienne, née presque par hasard, dans l’Académie de Jean Marc Guillou, un génie français dont nous avons déjà parlé, ici sur MondoFutbol.
    Une génération que, on craignait, elle ne gagnerait rien, et qui avait commencé une œuvre de rajeunissement en comptant sur Hervé Renard, jeune et ambitieux entraîneur français qui avait incroyablement mené au succès, dans la Coupe d’Afrique des Nations 2012, le Zambie, exactement contre la Séléphanto (surnom de la sélection nationale ivoirienne, la sélection des Elephants, symbole de la Côte d’Ivoire).
    Cette œuvre de renouvellement commença le 6 septembre 2014 avec Franck Yannick Kessié, un garçon né en 1996, positionné au milieu de la défense dans son premier match, gagné 2-1 contre la Sierra Leone.
    Ce nom-là avait été suggéré par Ibrahim Kamara, l’un des techniciens qui a consacré aux jeunes les meilleurs années de sa vie.

    Il les analyse à la perfection, il connait leur défauts et qualités. Et à propos de Kessié, Kamara sait tout, vu que à ses ordres il a gagné, l’année précédente, la Coupe d’Afrique des Nations Under 17. Et ça va sans dire, Kessié était le capitaine de celle équipe.

    On dit quoi, Franck?

    Un rêve. Cultivé avec la philosophie des petits pas et avec un équilibre digne d’un adulte, pour un gamin qui a du devenir adulte très rapidement, une pratique à laquelle les africains doivent vitement s’habituer. Un équilibre qu’il montre sur le terrain aujourd’hui, à l’Atalanta, où il s’est imposé, seulement à 20 ans, comme l’un des meilleurs milieux du jeu de la Serie A italienne. Parfois il s’ennuie, pour son talent démesuré qu’il a à disposition et qu’il vit avec un sentiment de supériorité. Une combinaison exceptionnelle de lecture de jeu et force physique.

    Un garçon comme ça, qui a perdu son père, policier, quand il était encore très jeune, c’est un garçon carré, dedans et dehors le terrain de jeu

    Pour aider sa formation, voilà l’homme du destin, celui que souvent les garçons africains ne trouvent jamais.
    Il s’appelle Franck Djedjé, il est l’oncle de Kessié, mais le milieu de l’Atalanta l’appelle simplement Vieux, même s’il n’a même pas 40 ans. Pour Djedjé, au lieu, Franck n’est que Yannick, le deuxième prénom du joueur, qui par contre dans les quartiers est appelé Morgan, et tous veuillent Morgan pour jouer les tournois. Car en attendant Franck s’est emménagé à Abidjan où le mouvement des ligues entre «quartiers» est très développé. Les terrains ne sont presque jamais en bonnes conditions, mais c’est là-bas qu’on devient footballeurs, là-bas on comprend bien que le talent, tout seul, ne suffit pas.


    [Franck Kessié est retourné cet année dans les terrains de foot de sa adolescence: les jeunes de son quartier ils ont lui organisé un «match de gala».]

    Mais Kessié est né à Ouragahio, nord de Abidjan, où il s’est emménagé successivement avec Djedjé, son mentor, l’homme avec les droits conseils. Franck Yannick avait commencé à jouer dans le Zady FC de mister Bailly, et il avait ainsi déjà reçu la première convocation dans la sélection juvénile ivoirienne.
    Dans cette ville-là, Kessié ne pouvait pas améliorer son football de manière approprié, mais aussi à Abidjan il faut choisir correctement. Il y a beaucoup d’écoles de foot et d’équipes. Djedjé convainc le garçon et sa famille d’aller dans le petit mais historique Stella Club Adjamé. Là-bas il y avait un bon entraîneur, il s’appelait Gervais Rigo et quelques années plus tard il arriverait proche de gagner une CAF Confederation Cup avec le Sewé, où il s’était emménagé, en manquant la victoire en finale contre l’Al-Ahly, géant Egyptien. Un but de Moteab à la 96ième minute terminait son rêve, mais pas son travail, de plus en plus apprécié. Entre-temps, Franck avait emménagé à Yopougon – Toit Rouge. Yopougon est la plus grande des 13 municipalités de Abidjan: une «petite» ville de presque deux million de citoyens dans la grande ville. Pas une ville facile, où les plus grands footballeurs du Pays, en commençant par Didier Drogba, ont passé leur adolescence.
    Kessié n’est déjà plus appelé Morgan, parce-que ce n’est plus le temps des tournois, maintenant il faut prendre la route la plus juste pour le football européen.

    Son nom est fini sur le calepin de beaucoup de clubs, mais l’Atalanta est parfaite pour lui. Il ne value non plus les offertes par clubs du Golfe ou du Maghreb. Sa carrière doit être construite de manière appropriée, suggère comme d’habitude Franck Djedjé. Kessié a montré ses qualités avec la Séléphanto, même s’il n’a pu participer à la Coupe d’Afrique 2015, terminé avec une victoire. Exactement au début de cette année là, il doit s’installer à Bergame, et il commence à jouer dans la ligue Primavera (Under 21), toujours au milieu de la défense, même si en Côte d’Ivoire il avait déjà commencé à jouer plus avancé, et souvent ils lui donnent le maillot numéro 10.

    Yaya Touré, après fréquenté beaucoup de vestiaires pas à son niveau en Europe, continuait à répéter à ses copains qu’il était à la hauteur du FC Barcelone, où après il est en fait arrivé. Kessié n’a pas cette arrogance, qui est aussi technique, mais quelque fois l’attitude sur le terrain est pareille. Moi, je reste ici le temps nécessaire, il semble affirmer. Mais il a la force de comprendre que les gradins sont fait pour être escaladés un pour fois.

    Et voilà le football pro, après le tournoi Primavera.

    Un peu de peur pour le début en B (deuxième division en Italie), quand il arrive au Cesena de mister Drago? Rien, comme on nous a dit Charly Ludi, ex capitaine du Novara, ici sur MondoFutbol. De la même façon, il n’a pas eu peur lorsque de son début de saison avec l’Atalanta de Gasperini. Et s’il y a à tirer un penalty, c’est à moi, gars. Et c’est toujours d’un ’96 qu’on parle.
    But, mouvements, couverture des espaces, tackles, un sense de tout-puissance quand il a la balle au pied, car il peut faire pratiquement tout.
    Mais il le veut faire pas à pas. Une belle différence par rapport à qui veut tout et tout-de-suite. La différence est prise de conscience.

    On dit quoi, Franck Yannick? The sky is the limit. Oui, mais la mésosphère.

    #MFTracks
    Le Zouglou est probablement le genre de musique plus populaire en Côte d’Ivoire. Il s’est propagé dans les 80ièmes en environment universitaire, avant comme accompagnament des events sportifs de l’école et après comme instrument de protestation des étudiants de Yopougon contre les coupages à l’instruction. Multiethnique, accompagné par danses et, souvent, par le slang de la rue, elle a entre ses maxime répresentants les Yabongo Lova, la band préfèrée de Kessié et auteurs de Supporters Mazo, un hymne dédié aux Elephants de Michel Dussuyer.
    Carlo Pizzigoni

    Carlo Pizzigoni

    Nato a Pero, periferia milanese. Di solito è in giro a vedere cose, specie di calcio. Coppa d’Africa e Mondiali giovanili, visitati in serie e vissuti sul posto, sono le esperienze professionali che più lo hanno soddisfatto, al netto di #SkyBuffaRacconta (prima Storie Mondiali - diventato poi un libro Sperling&Kupfer -, poi Storie di Campioni) e fino al Mondiale 2014 in Brasile. Collabora con Sky, ha scritto per La Gazzetta dello Sport, Guerin Sportivo e per il quotidiano svizzero Giornale del Popolo. Con Guido Montana ha fondato MondoFutbol.com, con l’obiettivo di farne il punto di riferimento italiano per il calcio internazionale.

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