Les meilleurs espoirs de la Coupe d’Afrique des Nations Under-20

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Il ne reste plus que quelques instants au dernier sifflet de l’arbitre et le panneau du quatrième officier, peu hors du terrain de jeu à Lusaka, indique le numéro vingt. Patson Daka léve son regard, étonné: il est l’homme qui doit sortir. Il voudrait sans doute rester là, vu que son Zambie était en train de gagner 1-6 contre la sélection Under-20 du Mali.

Daka léve ses bras, tapes les mains et remercie le public de Lusaka. Il les incite comme probablement il n’avait jamais fait pendant sa carrière, et il le fait avec désinvolture.

Ça a était peut-être la plus significative diapositive de la phase à groupes (terminée le 5 mars 2017) de la Coupe d’Afrique des Nations Under-20 qui est en train d’être disputée en Zambie. Les Junior Chipolopolo, maîtres de maison, ont écrit la plus classique des histoires: un groupe de joueurs presque inconnus, encore disparus entre les peu titrés équipes locals, qui reussit à se faire connaître et à se qualifier pour la Coupe du Monde Under-20 qui se jouera en Corée du Sud à partir du prochain 20 mai. Ils ont conqueté un place en face de tout le monde du foot, et ils l’ont fait en grande style, évidemment contre tous les prévisions.

Mais de leur part, les Junior Chipolopolo avaient les 60 mille spectateurs du National Heroes Stadium de Lusaka. Chiffres encroyables, pas seulement pour une competition continentale Under-20, mais aussi pour la récente Coupe d’Afrique des Nations en Gabon qui a vu une réponse publique bien inférieure.

En exploitant l’enthusiasme d’une masse publique même pas imaginée dans leurs expériences passées, les gars entrainée par Beston Chambeshi sont allés au-délà de leurs possibilités. Et outre le déjà cité Patson Daka (buteur classe ’98 qui a été déjà noté par la Red Bull: il s’est entrainé avec le Liefering, club lié au RB Salzburg) sur le calepin des noms les plus interessants du Zambie on peut aussi mettre Edward Chilufya (1999, Mpande Youth), auteur d’un assist et d’une doublé dans le 6-1 au Mali, et Fashion Sakala (1997, Zanaco FC), qui dans le même match, avec un frétillement de vrai champion, a devancé un adversaire et a inventé un grand tir à la Del Piero. Le but le plus sensationnel du tournoi, jusqu’à la phase à groupes, est cela de Emmanuel Banda (1997, Esmoriz): avec simplicité et force, il a décoché une frappe avec son pied gauche qui a mis la foule de Lusaka à ses pieds.

On ne trouvera pas seulement le Zambie en Corée du Sud en Mai 2017. Dans son groupe la Guinée a devancé le Mali et surtout un décevant Egypte. Entre les Guinéens, mention spéciale pour Yamodou Traoré (1998, Horoya AC), milieu latéral qui a déjà eu plusieurs présences avec les sélections U15/U17. Dans le décisif 3-2 au Mali il a bien combiné avec Morlaye Sylla (1998, Arouca), milieu offensif qui peut améliorer à lire le jeu des camarades mais qui a moyens techniques sur quoi il peut travailler.

D’après beaucoup de observateurs présentes entre Lusaka et Ndola, le deux villes qui hébergent la competition, c’est le groupe B qui a montré les talents les plus prometteurs pour le football international.

Au Levy Mwanawasa Stadium de Ndola, au délà-de souvents orages, on a vu le cyclone Luther Singh.

singhMVP indiscutable de la phase à groupes, le sud-africain classe ’97 est déjà un joueur du Sporting Braga. Buts et assists, l’excellent bagage technique du numéro 10 de l’Amajita (surnom de la sélection juvénile des Bafana Bafana) a traîné l’Afrique du Sud vers les démi-finales. Dans une formation qui a alterné moments de bon jeu à evidents difficultés défensives (on doit revoir le gardien de but Mpoto, pas très positif jusqu’à la première phase de la competition) le talent de Singh a mis d’accord tout le monde. Aussi ses partenaires, qui souvent cherchent le #10. Entre eux on a parlé beaucoup de Liam Jonathan Jordan (1998), qui au-délà de son récent transfer au Sporting Clube de Portugal a attiré l’attention des médias sur l’Amajita à cause de son histoire personnelle.

jordan sportingFils de footballeur, Liam a grandi en Nouvelle-Zélande a cause de la passion pour le foot de son père Keryn, qui est mort en 2013 après avoir longuement bataillé contre le cancer.

J’ai choisi expressément le maillot 14 parce que je veux vêtir ce nombre pour moi et mon père. Je dois dire que j’ai ressenti son sourire orgueilleux qui me regardait d’en haut dans ce moment-là, et ça continue à m’inspirer chaque jour.”

Il a suit les traces de son père même dans le terrain, Liam Jonathan Jordan, qui est un “blanc” dans un pays où, selon le Guardian, le football c’est encore le sport de la “majorité noire”. Pas de cricket ou rugby pour Grant Margeman (1998, Ajax Cape Town) aussi, milieu de terrain de l’Amajita qui complète un paquet très différent par rapport aux autres générations de l’Afrique du Sud, avec nombreux visages de la “minorité blanche” qu’on pourrait voir prochainement dans l’équipe nationale des Bafana Bafana.

south africa u20Bien sûr, il y a déjà des joueurs qui brillent dans le championnat local, en confirmant le très bon moment du mouvement footballistique sud-africain: les Mamelodi Sundowns ont gagné la CAF Champions League et Thendo Mukumela (1998), solide défenseur central, fait partie du groupe des champions d’Afrique, après avoir grandi en Mozambique et avoir laissé l’Ajax de Cape Town. Des fois, il a été critiqué par Tercious Malepe (1997, Orlando Pirates), captain de l’Amajita et leader absolu du groupe.

En effet, l’Afrique du Sud a aussi souffert, surtout contre le Senegal.

Les Lionceaux de la Teranga ont un groupe très uni: leur marche vers la Corée du Sud est commencé avec un grand comeback, 4-2 contre l’Amajita. Grâce à un collectif avec des moyens techniques pas excellents mais une grande endurance, caractéristique fondamentale dans les terrains abîmés par la pluie, ils ont su répondre au talent de Luther Singh. L’attaquant Ibrahima Niane (1999, Génération Foot) a aussi été remarquable pour sa capacité de positionner bien et aider ses coéquipiers. Krépin Diatta (1999, Saarpsdorg 08, Norvège) a été encore plus décisif avec son charisme. Contre l’Afrique du Sud, un superbe coup franc de Ibrahima Ndiaye (1998, Wadi Degla, Egypte) et Ousseynou Diagne (1999, Académie F. Darou Salam), milieu très physique qui a marqué un doublé, ont été déterminants.

senegal u20Quoi qu’il arrive (la finale se jouera le 12 mars), ces quatre équipes ont déjà obtenu la qualification à la Coupe du Monde Under-20, qui était l’objectif minimal. Le Sudan, par contre, ne l’a pas atteint: même s’il a battu la Nigéria aux éliminatoires, son niveau était clairement inférieur.

Entre les “perdents”, il nous restera peut-être le charisme de Abdoul Karim Dante (1998, Mali, déjà acheté par l’Anderlecht), le bon flanc droit du Cameroun avec Olivier Mbaizo (1997, Union Douala, latéral) et Eric Ayuk (1997, Philadelphia Union, milieu de terrain), et finalement le folklorique égyptien Karim Walid, surnommé Nedved (1997, Al-Ahly).
On va aussi se souvenir des arrêts de Ishag Adam (1999), gardien du Sudan qui a obtenu seulement un point dans 3 matchs.

sudan u20En consultant Transfermarkt, il y a un “point d’interrogation” à propos de son club actuel; par contre, selon la CAF, il joue pour l’Osood Darfur, un équipe qui appartient à l’une des plus difficiles zones du monde.

Mystères et histoires de la Coupe d’Afrique des Nations Under-20, un tournoi presque complètement ignoré par les journalistes sportifs internationaux qui, cependant, pourrait accueillir les champions du lendemain du Continent Noir.

Photo de couverture ©Muzi Ntombela/BackpagePix
Photo de Liam Jonathan Jordan ©Sporting Clube de Portugal
Photo nell’articolo ©Confédération Africaine de Football – cafonline.com